colloque TSANGA Couleur-Appropriation des Savoirs

résumé - présentation conf.

En cours / Merci 

Résumés des conférences, interventions et présentation des participants

TSANGA equipe organisatrice Colloque Couleur Casablanca

   - Sylvie Grand’Eury-Buron : Instigatrice et responsable du dispositif-projet TSANGA. Elle coordonne avec Salah Koubaa et Erick Cakpo l’ensemble du colloque. ( sylvie.grandeury-buron@univ-lorraine.fr)

  Sylvie Grand'Eury-Buron TSANGA

Linguiste - ethnolinguiste Afrique Centrale - Parlers oubanguiens
Enseignante-chercheuse à IUT Nancy-Charlemagne et au Centre EcritureS EA3943 
(23 ans au LACITO puis LLACAN, UMR 8135 CNRS-INALCO)

 Mes axes de recherches : 
- Aménagement linguistiqueplurilingue, élaboration et évaluation d'outils méthodologiques dans éducation scolaire, alphabétisation et vulgarisation de techniques pour adultes
- Description et étude linguistique et ethnolinguistiuqe ngbākā_mīnāgèndē, mānzā à partir de corpus oraux de premières mains : phonétique-phonologique, morphosyntaxique, lexicologie et identification (faune-flore, maladie, rituels)
- Langues, développement et politiques linguistiques :  Problématique indexation, archivage, lexicographie de corpus de langues à tradition orale 

 -  Salah koubaa, référent coordinateur de ce colloque pour "la partie Maroc" (SALAH.KOUBAA@univh2c.ma)

 

 Salah Koubaa TSANGA Couleur

Salah Koubaa Economiste et vice-doyen chargé de la recherche et la coopération à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de l’université Hassan II de Casablanca.
Salah est professeur dans cette même faculté depuis 2009 après avoir soutenu une thèse de doctorat national intitulée « Coopération inter-organisationnelle et innovation en PME, une analyse par le concept de capacité d’absorption des connaissances ». Il assure des enseignements en micro-économie, économie industrielle, entrepreneuriat, stratégie d’entreprises comme il assure des séminaires de méthodologie de recherche pour les doctorants. Ses principales publications sont dans la revue des sciences de gestion, la revue projectique et la revue internationale PME. Ses principales communications sont faites dans le cadre de l’association internationale francophone de recherche en entrepreneuriat et PME pour laquelle il est vice-président Maroc depuis octobre 2012.

  - Erick Cakpo : Instigateur  co-responsable du projet TSANGA et du colloque avec Sylvie Grand'Eury-Buron (erick.cakpo@univ-lorraine.fr)  

 Erick Cakpo - TSANGA Couleur

Erick Cakpo - Historien Centre EcritureS
Enseignant en Sciences humaines et sociales à l'université de Lorraine à Metz, il est chercheur associé au centre de recherche Ecritures et également membre du CREDIC (Centre de Recherche et d'Echanges sur la Diffusion et l'Inculturation du Christianisme).
 Spécialiste de l'inculturation de l'art chrétien en Afrique, ses travaux portent de manière plus générale sur les relations entre les cultures occidentales et africaines à travers les productions artistiques alliant les deux traditions. De ce fait, ses recherches visent à identifier les phénomènes qui sont à l'oeuvre dès que deux cultures entrent en contact. Les thèmes d'hybridité, de métissage, d'inculturation, d'interculturalité et plus récemment de « branchement » sont au coeur de sa recherche.   

 -       Yves Buron : co-pilote du projet TSANGA et soutien dans ce colloque (yves.buron@gmail.com

  Yves Buron TSANGA Couleur

Yves BURON - Ingénieur Conseil Ingénierie de projets -Stratégie des Ressources Humaines

1988 à 2011 : Implantation et Direction entreprises France et Allemagne 
Depuis  2012 : consulting, formation, enseignement, coaching  dans  * Entreprises - Université, Centre de formation SupérieurePeeL, Rendez-vous des acteurs de la formation, de l’insertion et de l’accompagnement
Depuis 2016organismes de formation : membre jury certification formateur pour adultes
Diplômes, certification et habilitation  : MASTER 2 droit, économie, gestion, spécialité Direction Stratégique des Ressources Humaines 2012 ISAM-IAE NANCY, CQP Formateur-Consultant 2016 CPEF PARIS.  Il est habilité membre jury certification formateur pour adultes DIRECCTE 2016 

 Résumés des conférences, interventions et présentation des participants

Nadia Birouck : La couleur comme signe culturelle et le brouillage linguistique du langage numérique
Depuis des siècles la couleur a dominé les populations du Sud et leur culture : leurs demeures, leurs habits, leurs meubles et leur gastronomie débordaient de couleurs attractives, diverses et fortes. Ceci n’était point une coïncidence, c’était plutôt une manière de s’exprimer, de réincarner ses origines, ses différences, son identité et ses dieux. Ces couleurs qui persistent toujours sont brouillées par un nouveau langage numérique mettant en relief de nouvelles formes d’expression et de nouvelles couleurs qui effacent ou écartent les premières. Les générations actuelles sont tellement prises par le bleu du Facebook, par le vert du WhatsApp et non par leur entourage coloré, dans la mesure où elles sont plus attachées à cette technologie universelle, qui facilite leur échange avec d’autres espaces, d’autres personnes, d’autres visions du monde et d’autres cultures.  Umberto Eco a été conscient de ce langage de signes iconiques en parlant de la production de signes spécifiques à chaque population dont la culture peut modifier ou induire en erreur cette multiplication sémantique. Il trouve que les expressions sont inventées et ne peuvent échapper à un système déterminant leur contenu. En effet c’est notre angle de vue d’un objet, d’une couleur ou d’une personne qui modifie son sens. Chacun de nous est susceptible d’analyser une représentation, un constat ou une chose à partir de sa façon de la visionner ou de la concevoir. Avec l’avènement de la technologie notre savoir est numérisé, généralisé,  mis en dispositif, orienté, surveillé et politisé. Comment échapper à ce brouillage numérique ? Comment valoriser ses acquis dans un milieu où la couleur noire prend parfois le dessus sur les autres ? Comment rester intact devant l’invasion culturelle orientale ou mondiale ? Devant la politisation des signes iconiques ? Comment favoriser l’échange et le partage dans un espace qui tend vers une fermeture forcée ? Comment exploiter les réseaux sociaux pour répandre cette culture de couleurs qui détermine chaque population ? Comment réorienter ce langage numérique pour un véritable échange culturel favorisant des contributions humaine et cognitive?

Mots-clefs : Couleur,  Sud, la production des signes,  échange, brouillage numérique.

Umberto Eco, La production des signes, Éd. Livre de poche, coll. Biblio-essais, Paris, 1976.
Umberto Eco, Lector in fabula, Éd. Livre de poche, coll. Biblio-essai, Paris, 1979.
Umberto Eco, Cinq questions de morale, Éd. Livre de poche, coll. Biblio-essai, Paris, 1997.
http://www.bmi-gueret.fr/images/stories/couleurs_mai_2013.pdf
https://blogs.lyceecfadumene.fr/informatique/files/2015/01/1-symbolique-couleurs.pdf
https://www.yvelines.fr/wp-content/uploads/2012/manuel-accompagnement8.pdf

 

  Nadia Birouk TSANGA3

Nadia BIROUK, Pr en littérature Française,  poète, auteure et photographe

Faculté des Lettres et des Sciences Humaines,  Aïn Chock, Université Hassan II, Casablanca- Maroc. Habileté à diriger des recherches depuis le : 03-01-2018. Doctorat en Littérature française, de l’université Rennes 2 Haute Bretagne / France. Thèse en Littérature française : Lecture Littéraire et Activité du lecteur réel, sous la direction de M. Marc Gontard et sous la codirection de M. Ahmed Raqbi. Sous le titre : Les Représentations du lecteur réel dans quelques récits de voyage de Michel Butor. Titulaire de D.E.A en Littérature française antique et comparée ; sous la direction de M. Didier Alexandre.  Il s’intitule : La Représentation de la lecture et du lecteur dans trois romans de Butor. Université Toulouse Le Mirail II.  France.
Nadia  a écrit plusieurs ouvrages parmi lesquels on peut citer :
- Le Lecteur réel dans quelques récits de Voyage de Michel Butor, Éd. Universitaire Européenne, Allemagne, 2012.
- Esquisses d’analyses Littéraires, Éd. Universitaire Européenne, Allemagne, 2012. - Littérature et engagement (ouvrage collectif), Éd. Union Européenne, Tunis, 2015. - Questions littéraires, Éd. Du Net, Suresnes, 2016.
- Traductions et autres, Éd. Universitaire Européenne, Allemagne, 2019 (Essais).
- Je suis triste, Éd. Du Net, Suresnes, 2014.
- Conflits, Éd. Du Net, Suresnes, 2015.
- Sentiers égarés, Ed. Muse, 2019 (Poésie).  
- Les Miettes
, Ed. Muse, 2019 (Roman).

Site site personnel : https://nadiabirouk.wordpress.com

 

Jean-Christophe Blanchard - Drapeaux et armoiries des pays issus de la décolonisation, de l’Afrique-Équatoriale française et de l’Afrique-Occidentale française. Un marqueur d’indépendance
Réunies sous un même drapeau, celui bleu, blanc, rouge, de la France, les colonies de l’Afrique-Équatoriale française et de l’Afrique-Occidentale française accèdent à l’indépendance entre 1958 et 1960 et deviennent des nations indépendantes. Dès lors, le Gabon, la République du Congo, la République Centrafricaine et le Tchad, ainsi que le Sénégal, le Mali, la Guinée, la Côte d’Ivoire, la République du Dahomey, actuel Bénin, la Mauritanie, la République de Haute-Volta, actuel Burkina Faso, et le Niger se dotent d’emblèmes propres. Ceux-ci ont pour vocation de contribuer à leur donner une identité visuelle qui leur permettra de s’ancrer dans le paysage international et de marquer leur indépendance récemment acquise. Les premiers d’entre eux sont les drapeaux. Mais la panoplie emblématique est également complétée par des armoiries. Celles-ci pourront être mises en scène de la même façon que celles des nations plus anciennes qu’il convient d’imiter pour se hisser au même rang et pouvoir prétendre tenir sa place dans le concert des nations. Comment ces emblèmes issus de l’Europe d’Ancien Régime se sont adaptés en terres africaines ?
Il s'agira dans un premier temps de présenter ces différents symboles nationaux et leur histoire du début des années soixante à nos jours. Certains drapeaux et/ou certaines armoiries sont les mêmes depuis l’indépendance (Gabon, Tchad, Sénégal, Mali, Guinée, Côte d’Ivoire), quand d’autres ont été changés ou ont connu des évolutions notables qui témoignent de l’histoire politique et institutionnelle des nations qu’ils représentent (Congo, République centrafricaine, Bénin, Mauritanie et Haute-Volta/Burkina Faso).
À partir de ce catalogue, il conviendra d'observer les transformations et les adaptations qui ont été nécessaires à l’adoption et à l’usage de ces emblèmes occidentaux sur le continent africain. Difféents éléments ont contribué à l’intégration de ces emblèmes par les sociétés africaines :
- L’utilisation du vert, du jaune et du rouge qui sont les couleurs panafricaines provenant du drapeau éthiopien.
- La présence d’animaux autochtones sur les armoiries tels que panthères, léopards, éléphants, buffles mais également lions que l’on retrouve aussi dans le bestiaire européen.
- Le choix d’un vocabulaire particulier où certaines armoiries sont désignées par le terme « sceau », sans doute plus conforme à certaines cultures islamiques.
L’investissement personnel de certains chefs d’État, comme Léopold Sédar Senghor au Sénégal ou plus récemment Mohamed Ould Abdel Aziz en Mauritanie, témoignera également de leur adhésion à ces choix emblématiques.
Il conviendra enfin d'enquêter sur l'utilisation, réelle ou non, de ce système de représentation typiquement occidental et de tenter de percevoir comment ces transformations et adaptations ont permis de marquer la fin de l'emprise coloniale, l’indépendance nouvellement conquise et de symboliser pleinement les nations nées de la décolonisation. Les pratiques publiques et officielles seront analysées (remise du drapeau au Président congolais lors de la cérémonie d’investiture, journée nationale du drapeau au Gabon, etc.) ainsi que d’autres manifestations officieuses et populaires. Un accent particulier sera mis sur les choix emblématiques des équipes de football nationales afin d’observer leur rapport aux représentations officielles des pays qu’elles sont amenées à représenter en diverses occasions.
Bibliographie :
- Manuel GUTIERREZ, Mathilde BURATTI, Manuel VALENTIN et Michèle BALLINGER, Les couleurs dans les arts d’Afrique. De la préhistoire à nos jours, Paris, 2016.
- Pascal ORY, Michel PASTOUREAU, Jérôme SERRI, Les couleurs de la France, Paris, 2016.
- Pascal ORY, « L'histoire des politiques symboliques modernes : un questionnement », dans Revue d’histoire moderne et contemporaine, tome 47, n°3, Juillet-septembre 2000, p. 525-536.
- Michel PASTOUREAU, Traité d’héraldique, Paris, 1ère éd. 1979, dernière éd. 2008.
- Idem, Les emblèmes de la France, Paris, 1998. 

 Jean-Christophe Blanchard TSANGA3

Docteur en Histoire, Ingénieur d'études au Centre de Recherche Universitaire Lorrain d'Histoire, Université de Lorraine

Je travaille actuellement sur la Lorraine de la fin du Moyen Âge au sein du CRULH.
Ma thèse sur l’
Armorial d’André de Rineck (Vienne, Österreichische Nationalbibliothek, Cod. 3336) a été publiée aux éditions du Léopard d’Or en 2008.
Spécialiste de l’héraldique, mes recherches portent sur l’intégration des armoiries dans la communication des élites. Je prépare actuellement une HDR sur Emond du Boullay, héraut d’armes et historiographe des ducs de Lorraine dans la première moitié du XVI
e siècle.

   

Béatrice Akissi Boutin - Nadia Dangui : La couleur dans le livre littéraire ivoirien pour enfant comme facteur d’hybridation culturelle pour la construction de l’imaginaire de l’enfant
La littérature enfantine, est bien souvent considérée comme une littérature secondaire, une sous-littérature (Moudileno 2003). Or, la complexité de la conception des livres pour enfants (graphisme, couleurs et illustrations, formes et styles d’écriture, lexique, thèmes prioritaires), font de la littérature enfantine un domaine parfois difficile à cerner même si, au premier abord, elle semble relativement simple. En outre, si elle nous intéresse ici, c’est bien parce qu’elle fait partie de l’héritage culturel transmis par la colonisation (Dangui 2018), et qu’elle nous permet de questionner l’imaginaire enfantin.
En effet, chaque culture développe une littérature (écrite, orale, numérique) qui lui est propre en tenant compte des spécificités de sa population et de son histoire, mais la particularité du continent africain tient à son passé de colonisé. Les implications de la colonisation, avec l’introduction de l’école, au sens occidental du terme, et donc du savoir écrit et, par conséquent, du livre et de l’activité de lecture, ont totalement, et relativement brusquement, modifié la physionomie de la littérature ivoirienne en général et enfantine en particulier (Gnaoulé-Oupoh 2000). La littérature ivoirienne écrite, quant à elle, est fruit de l’hybridation culturelle (Homi Bhabha 1994). L’enfant ivoirien se trouve pris dans une sphère où plusieurs instances, à savoir l’oralité, l’écrit, l’image, cohabitent à des degrés différents. Ces trois dimensions façonnent son imaginaire social : la perception de la société dans laquelle il vit et à laquelle il doit s’intégrer en assimilant ses normes et valeurs.
Dans un contexte d’occidentalisation de la culture, comment les images et couleurs utilisées pour illustrer les livres littéraires ivoiriens pour enfants participent-ils de la construction de l’imaginaire de l’enfant autour de son héritage culturel ?
Notre étude utilise une analyse sémiologique de 15 livres littéraires ivoiriens pour enfants. Elle se propose de les étudier en fonction de leur signifiant, leur signifié et leur signification (Barthes 1957), pour comprendre comment les illustrations et surtout les couleurs utilisées interfèrent dans la transmission des valeurs autour de la tradition ou de la culture autochtone et de la modernité proposées par les auteurs de ces livres.
Notre analyse révèle que les adultes écrivains établissent une certaine relation entre l’héritage culturel traditionnel et la construction d’un Ivoirien authentique sensible à son identité culturelle malgré l’influence de la culture occidentale pendant et après la colonisation. Pourtant, le concept même d’album pour enfant est une conception occidentale car l’Afrique a une tradition orale : texte déclamé, chants et gestuelle (N’Da 1984). Il en va de même de l’utilisation de codes et de couleurs occidentales pour l’illustration des livres pour enfants : nous nous retrouvons avec l’utilisation de supports et de codes d’origine occidentale pour exprimer des réalités culturelles antérieures et « au-delà » de la colonisation (Homi Bhabha 1994).

Mots clés : Couleurs, livres pour enfants, imaginaire, héritage culturel, hybridité culturelle, postcolonial
Bibliographie
Barthes, R. 1957, Mythologies, Paris, Editions du Seuil. 
Dangui, Y.N.E. 2018. Le livre littéraire ivoirien pour enfant et construction de l’imaginaire de l’enfant. UFRICA/UFHB (Abidjan/Côte d’Ivoire).
Gnaoulé-Oupoh, B., 2000, La littérature ivoirienne, Paris, Karthala. 
Homi K. Bhabha 1994. The Location of Culture, London/New York, Routledge.
Moudileno, L., 2003, « Littératures africaines francophones des années 1980 et 1990 », Document de travail N°2, Dakar, CODESRIA, http://www.codesria.org/spip.php?article431. Consulté le 13/07/2010. p. 77.
N’Da, P., 1984, Le conte africain et l’éducation, Paris, Editions l’Harmattan.    

  

Béatrice Akissi Boutin - TSANGA3

Béatrice Akissi Boutin - sociolinguiste, HDR,

Chargée de cours au Département des Sciences du Langage de l’UFR Langues Littératures et Civilisations Etrangères de l’Université Toulouse Jean Jaurès depuis 2002, membre de l’Institut de Linguistique Appliquée (ILA) d’Abidjan depuis le 2004, membre du Laboratoire CNRS-UMR 5263 Cognition Langues Langage Ergonomie (CLLE) depuis le 2004, membre du Laboratoire de Description, de Didactique et de Dynamique des Langues de Côte d’Ivoire(L3DL-CI) depuis 2015. Ses domaines d’intérêt concernent la dynamique de la variation linguistique, ses enjeux sociaux, et les répertoires linguistiques dans les milieux où se concentrent de multiples langues et identités. Elle a dirigé plusieurs enquêtes à Abidjan et Dakar, et coordonné et promu plusieurs projets en Afrique de l’Ouest (PFC, PhonLex, CIEL-F, CFA, Dynamique des langues et des variétés de français en Côte d’Ivoire). Elle a participé à la formation d’étudiants et chercheurs africains et européens aux enquêtes de terrain et aux outils d’analyse. Ses publications donnent la primauté à l’analyse des faits phonologiques et syntaxiques des principales langues en contact (en Côte d’Ivoire français, dioula, baoulé) dans leurs contextes sociolinguistiques. Elles présentent des réflexions sur les ré-analyses des unités linguistiques en situation multilingue, les normes, la conscience linguistique, la gestion de la variation par le locuteur et les méthodologies autour des corpus.

 

  Nadia Dangui - TSANGA

Nadia DANGUI, docteur en Sciences et Techniques de la Communication de l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody (Abidjan/Côte d’Ivoire) depuis le 30 juin 2018. Dr Dangui est également titulaire d’une Maîtrise en Anglais. Ses récentes recherches ont porté sur les pratiques de lecture des jeunes Abidjanais, la construction de l’imaginaire social dans la littérature enfantine ivoirienne et l’utilisation du livre littéraire ivoirien pour enfant dans la socialisation de l’enfant. Ces recherches s’appuient sur une approche anthropologique de la communication et se positionnent du point de vue du récepteur-lecteur du média livre. Le sujet de sa thèse était Livres littéraires ivoiriens pour enfants et construction de l’imaginaire social de l’enfant. Ses publications portent concrètement sur les normes et valeurs sociales transmises dans la littérature enfantine et les (re)définitions contextuelles des cadrages et des interactions autour du livre littéraire pour enfant. 

 

 

Erick Cakpo : L’art chrétien inculturé africain comme langage glocal/
- résumé en cours

 Erick Cakpo TSANGA3

 

 Titulaire d’un doctorat de l’université de Strasbourg, Erick Cakpo enseigne l’histoire des civilisations à l’université de Lorraine (Metz). Il y est chercheur rattaché au centre de recherche ECRITURES (EA 3943). Depuis sa thèse de doctorat (2012) portant sur l’art chrétien en pays de mission, il poursuit la recherche dans le champ de l’interculturalité en s’intéressant à la notion des frontières culturelles. Dans ce dessein, l’Afrique subsaharienne est son terrain de prédilection où il analyse les phénomènes d’hybridités culturelles à travers les productions artistiques qui allient les traditions occidentale et africaine. Il a notamment publié Art chrétien africain (L’Harmattan 2013), Emergence de l’art d’inspiration chrétienne au Bénin(L’Harmattan 2013), Art et christianisme en Afrique centrale (Presses de l’Inalco, à paraître 2018).

 

* Elodie Derdaele "Les couleurs officielles des Etats d'Afrique australe"
« Les couleurs officielles des Etats sont les couleurs consacrées par le droit, qu’il soit constitutionnel ou législatif. Aussi les Etats d’Afrique australe, à l’instar des quelque 200 Etats souverains, n’échappent-ils pas au phénomène. C’est ainsi qu’à travers une norme, plus ou moins protectrice, ils définissent leurs couleurs nationales en tant que symbole de leur souveraineté et de leur identité. Nous verrons notamment que ces représentations chromatiques ne sont jamais neutres en ce qu’elles sont le reflet d’une histoire et d’une géographie particulières qui permet de différencier immédiatement chacun de ces Etats. Or tous ont vu, dans leur passé, leur territoire et leur population gouvernés par des puissances européennes. La Grande Bretagne, la France, l’Allemagne, le Portugal et la Belgique ont en effet colonisé la totalité de cette terre australe, y compris insulaire, pour ses innombrables richesses. Marque de leur toute puissance, chacune de ces métropoles y plantera son drapeau, faisant fi des possessions ancestrales et des multiples identités indigènes (qu’elles soient nomades, semi-nomades ou sédentaires…).  Cette emprise durera environ un siècle. Cependant lorsque ces colonies devinrent indépendantes, elles épouseront, par un troublant mimétisme, les codes symboliques des anciens occupants. Ces jeunes nations en pleine construction banniront en effet les anciennes couleurs attachées au passé colonial et hisseront, à leur tour, leurs nouvelles couleurs lesquelles seront, selon les cas, le reflet : des combats passés pour la liberté, de l’identité panafricaine, de l’attachement à la terre et/ou d’une identité nationale plurielle. Nous verrons enfin que si certains Etats d’Afrique australe se contentent de définir les couleurs ainsi consacrées par le droit, d’autres poussent la précision jusqu’à expliciter leur signification dans un texte officiel (Constitution ou loi).

Discipline : droit constitutionnel comparé
Thème : Vexillologie juridique
Les 16 Etats, dont les couleurs officielles seront étudiées sous l’angle juridique, sont : l’Angola, le Bostwana, les Comores, l’eSwatini (ex-Swaziland), le Lesotho, Madagascar, le Malawi, Maurice, le Mozambique, la Namibie, la République démocratique du Congo, la République sud-africaine, les Seychelles, la Tanzanie, la Zambie, le Zimbabwe.
A noter qu’il n’existe pas de définition juridique de l’Afrique australe. Aussi avons-nous pris pour parti de prendre en considération tous les Etats membres de la Southern African Development Communauty (d’où la présence dans cette liste de la RDC, des Seychelles et de la Tanzanie, les Etats les plus septentrionaux de la SADC, géographiquement classés parmi les Etats d’Afrique centrale). 

 Elodie Derdaele TSANGA3 

Elodie Derdaele est maître de conférences de droit public à l’Université de Lorraine. Elle est vice-présidente de la section de droit public de la Faculté de droit de Nancy.
Elle a soutenu une thèse, en 1998, consacrée à « La construction constitutionnelle de la nation et de l’Etat en Afrique du Sud : l’unité dans la diversité ». Par la suite, elle a rédigé différents articles consacrés aux Etats africains. Citons entre autres : « Réconciliation et paix durable en Afrique du Sud à travers la dialectique de l’unité et de la diversité », et un triptyque sur la Tunisie dont « Le processus pré-constituant en Tunisie, prémice d’une réforme constitutionnelle ou l’exemple emblématique d’une réorganisation des pouvoirs publics dans un contexte post-révolutionnaire ».

Elodie DERDAELE est également une juriste spécialiste des symboles nationaux. Elle a ainsi consacré de longues recherches sures : « les symboles nationaux en droit » et sur le drapeau français : « Le drapeau tricolore, un symbole constitutionnel dans tous ses états (du droit) ».

* Ambemou Oscar Diané   titre en cours

 Ambemou Oscar Diane TSANGA

Ambemou Oscar Diane, Linguiste  - Directeur des Ressources Humaines  
Université Alassane Ouattara, Bouaké, Côte d'Ivoire

Enseignant, j'enseigne la sémantique générale, la sémantique formelle et la sémantique des stéréotypes et des prototypes
 Chercheur, j'effectue mes recherches sur les axes suivants :
- Description et étude linguistique de quelques langues kwa à partir de corpus oraux: sémantique, pragmatique, morphosyntaxe, lexicologie;
- Etude ethnolinguistique:Représentation de l'Etre, du genre et des entités de la nature dans quelques langues de Côte d'Ivoire; 
- Les pratiques linguistiques dans quelques domaines;
- Formalisation des langues endogènes (langues de Côte d'Ivoire). 

Consultant pour RMO Job Center (Cabinet International de relation main d'oeuvre). Dans le domaine des RH, je dispense des cours sur le recrutement, la formation, la gestion des carrières.  

 

Jean-Claude Dodo  et Yves_Marcel Youant « Couleurs et dénominations en nouchi : aspects linguistique et culturel d’un parler urbain africain dynamique » 
Le nouchi est un parler urbain ivoirien, melting-pot de langues ivoiriennes et de langues exogènes telles que l’anglais, l’espagnol et le français, langue officielle en Côte d’Ivoire. Si le brassage linguistique est l’une de ses caractéristiques fondamentales, il n’en demeure pas moins que les traits liés à l’espace socio-culturel ivoirien en déterminent par ailleurs l’expression. La dénomination des objets, des êtres et de certains concepts à travers la couleur est une illustration de ce trait d’union entre langue et culture qui révèle le dynamisme du nouchi. Des aspects que nous nous ferons fort d’observer à travers la présente communication.
Mots clés : Nouchi – Couleurs – dénominations – Parler urbain

 

Jean-Claude Dodo TSANGA entrepreneuriat

Jean-Claude DODO – Sociolinguiste
Université Félix Houphouët-Boigny, Cocody-Abidjan

Enseignant-chercheur au Département des Sciences du Langage depuis 2015, il est membre du Laboratoire de Didactique, Dynamique et Description de Langues en Côte d’Ivoire (L3DLCI) et du Laboratoire Théories et Modèles Linguistiques (LTML).
Ses principaux axes de recherche sont : la sociolinguistique urbaine, la variation du français, phonétique, la phonologie, morphologie, syntaxe, lexicologie et la documentation des langues en danger de Côte d’Ivoire. Il s’intéresse, par ailleurs, à la Linguistique Computationnelle et à la Culture Numérique.

Interface-référent des 4 équipes ivoiriennes (22 collègues) du projet Transmission des Savoirs, Appropriation Numérique des Générations Africaines (TSANGA) 

 

Pierre Kamdem, couleurs et néo-révolution postsoviétique subsahariennes en diaspora : les amazones du conseil supérieur de la révolution.
La période postsoviétique s’est caractérisée non seulement par la chute du mur de Berlin symbolisant la fin du bipolarisme issu de la deuxième guerre mondiale, mais aussi par le démarrage d’une nouvelle ère d’émancipation des peuples soutenue par de multiples mutations critiques des sociétés, plus particulièrement celles d’Afrique subsaharienne très tôt confrontées à des défis multiformes. Parmi ces défis, figurent ceux relevant de la gouvernance auxquels les différentes franges de la société semblent mobiliser une panoplie de savoirs et pratiques plus ou moins issus des contacts culturels anciens et nouveaux, pour structurer de nouvelles formes de revendications. C’est particulièrement le cas du mouvement à caractère néo-révolutionnaire postsoviétique dénommé Conseil Supérieur de la Révolution (CSR).

Récemment créé en diaspora à la suite des dernières vagues d’élections contestées en Afrique francophone (2016-2018), ce mouvement tente de faire émerger à l’étranger des postures subversives à l’ordre caporalisé en cours dans la zone d’origine de la majorité de ses membres coaliser l’ensemble des contestations de la situation politique en cours en zone subsaharienne en général, plus spécifiquement dans l’espace économique francophone où les questions de convergences économiques (Franc CFA) s’associent aux déficits de gouvernance (majoritairement autoritaire) pour alimenter les ancrages idéologiques néo-révolutionnaires. Ces ancrages s’appuient sur l’utilisation de sémantiques et symboles hérités de contact plus ou moins anciens, que ce soit sur les modes d’action retenus, sur les chants et effets de langage préférés, que sur les artéfacts visuels exposés. Ce dernier registre constitue l’élément fondamental à travers lequel les couleurs servent d’effets de traduction d’un nouvel ancrage néo-révolutionnaire postsoviétique dans cette zone de référence.

Pour éclairer notre raisonnement, nous retiendrons principalement le rôle des couleurs dans la mobilisation des éléments vestimentaires (attirail vestimentaire militaire dans lequel la coloration des bérets conserve une symbolique d’hybridité) à effet de soutenir, voire crédibiliser la démarche néo-révolutionnaire adoptée. Une catégorie à référence historique non négligeable émerge au titre de modèle d’illustration, à savoir les « Amazones de la Révolution » aux tenues vestimentaires variant en fonction des contextes d’action. Notre propos consistera à éclairer le contexte francophone subsaharien de l’avènement de la néo-révolution postsoviétique et son extension diasporique dans un premier temps, ensuite nous rappellerons le rôle des couleurs dans l’exploitation des effets vestimentaires aux fins de soutenir, promouvoir et conduire la révolution scandée. Ce rôle permettra ainsi de mieux saisir les remobilisations mémorielles de couleurs dans l’affirmation des savoirs et pratiques issues de situations d’hybridation auxquelles donnent lieu les actuels flux migratoires globalisés en provenance de notre zone de référence.

Mots clés : Afrique francophone subsaharienne, gouvernance, crises, néo-révolution, post-soviétisme, couleurs, diaspora, migration, changement, hybridation, savoirs

 

Pierre KAMDEM TSANGA3

 

 

Pierre Kamdem , Professeur des Universités au Département de Géographie de Poitiers et membre du Laboratoire Migrinter.                      

Ses travaux de recherche s’attachent à comprendre les ressorts de la spatialisation des migrations internationales en particulier et des mobilités en général. Ils proposent de passer aux cribles de la mobilité, les notions fondamentales en géographie que sont espace et territoire, afin d’en mesurer les charges structurantes dans les diversessociétés concernées, de plus en plus mises en connexion par l’hyper-mobilité actuelle.

Ses recherches articulent des problématiques tant organisationnelles (les enjeux de solidarités internationales), que structurelles (les politiques publiques de structurations des espaces sous influences des mobilités, ainsi que les aspects géopolitiques qui en découlent). Elles questionnent aux prisme de l’engagement citoyen en migration, les thématiques dedéveloppement local par le biais d’éléments tels que le tourisme, la culture, l’aménagement du territoire ou encore lesreprésentations diverses et les rapports de forces qui en résultent nourrissant entre autres une importante chargegéopolitique qu’il mobilise par ailleurs dans ses enseignements dispensés dans les deux principaux espaces concernés par les flux migratoires camerounais, à savoir la France (Université de Poitiers, Evry, Paris 7-Diderot), et le Cameroun (Université de Douala, Dschang, Yaoundé). 
http://migrinter.labo.univ-poitiers.fr/pierre-kamdem/ 

 

Nejmeddine Khalfallah : La symbolique des couleurs dans les dictionnaires arabes, classiques et modernes!

Medjeddine Karlfallah - TSANGA

Maître de conférences en linguistique et civilisation arabe au Département d’arabe de l’Université de Lorraine

Quelques références : 
«Langue de soi, langue d'autrui : l'orientale occidentalisée», in De la conscience de l'altérité à la construction d'une identité dans la littérature arabe contemporaine, Laurence Denooz, X. Luffin (dirs.), Bruxelles, Presses Universitaires, 2014.

 «La rhétorique arabe : les embûches d'une disciplinarisation millénaire», in Les dossiers HEL, n°5, Paris, La disciplinarisation des savoirs linguistiques - Histoire et épistémologie. Printemps 2012. Comité de lecture : D.Savatovsky, J-L. Chiss, J. Léon.

 

 *Salah Koubaa / Résumé en cours 

 Salah Koubaa - TSANGA entrepreneuriat

Salah Koubaa Economiste et vice-doyen chargé de la recherche et la coopération à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de l’université Hassan II de Casablanca.

Salah est professeur dans cette même faculté depuis 2009 après avoir soutenu une thèse de doctorat national intitulée « Coopération inter-organisationnelle et innovation en PME, une analyse par le concept de capacité d’absorption des connaissances ». Il assure des enseignements en micro-économie, économie industrielle, entrepreneuriat, stratégie d’entreprises comme il assure des séminaires de méthodologie de recherche pour les doctorants. Ses principales publications sont dans la revue des sciences de gestion, la revue projectique et la revue internationale PME. Ses principales communications sont faites dans le cadre de l’association internationale francophone de recherche en entrepreneuriat et PME pour laquelle il est vice-président Maroc depuis octobre 2012.

 

-      Fréderic Louveau,  « La couleur dans la mobilité des initiés entre les religions »  - résumé en cours 

photo

Frédérique LOUVEAU Anthropologue,
Maître de conférences , Université Gaston Berger de Saint-Louis – Sénégal

Centre d'Etude des Religions / UFR des Civilisations, Religions, Arts et Communication (CRAC)
Laboratoire d'Analyse des Sociétés et Pouvoirs, Afrique-Diaspora (LASPAD)
Responsable du GT "Minorités religieuses, Mobilités et Globalisation" de l'Observatoire Africain du Religieux (OAR)
Associée au Laboratoire Population, Environnement, Développement (LPED/AMU-IRD) 

 


Yves Moñino, "
 Evaluation des qualités de minerai de fer à partir de leur couleur par les métallurgistes gbaya."  Résumé en cours 

 yves monino TSANGA

 Yves Moñino, ethnolinguiste de terrain,

DR retraité du LLACAN du CNRS, Docteur d’État de Paris 5, spécialiste de langues de RCA, du Cameroun et des deux Congo, ainsi que d’un créole espagnol de Colombie dont il analyse l’importance des héritages espagnols et congolais, et des innovations. 
Il a publié huit livres et une soixantaine d’articles

  

* Florence MOURLHON-DALLIES «La couleur sur plusieurs modes : quel développement professionnel à l’international pour les stylistes créateurs africains francophones ? »    
Actuellement, du fait du rayonnement possible dans les médias et sur les réseaux sociaux, un certain nombre de créateurs de mode africains se lancent dans la promotion de leurs modèles à l’international. L’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) élabore et teste depuis deux ans un programme de 48 h de formation au français professionnel visant à aider les stylistes à communiquer en français pour « s’ouvrir à l’international », au titre de ses opérations en Français compétence professionnelle. C’est donc au nom de la didactique des langues pour publics professionnels, en l’occurrence comme spécialiste de FOS (Français sur Objectifs Spécifiques) que nous intervenons ici.      
Le programme à monter n’est pas un cours de français spécialisé centré sur des aspects techniques. Il s’agit cette fois de donner aux créateurs les moyens de valoriser par la maîtrise de formats discursifs standardisés leurs propres productions. La diffusion large de posts, clips d’annonce de défilés ou autres, via Facebook ou Instagram pose toutefois la question du double adressage au public : une même publication électronique peut-elle plaire aux acquéreurs locaux tout en s’intégrant aux exigences du marché de la mode international ? Et qu’en est-il des choix vestimentaires des élites et des peoples qui forgent au plan mondial le caractère désirable ou non d’un modèle (tels Beyoncé, Michelle Obama, Nelson Mandela ou de manière moins individuée, les dirigeants de la finance et de la politique occidentaux) ?    
Matières, formes et couleurs se trouvent donc au centre d’enjeux de positionnement et de jugements qui ne sont pas qu’esthétiques. L’influence de certains standards venus d’ailleurs pèse sur les goûts, mais aussi sur l’économie des pays africains. Au plan du discours, on traitera ici essentiellement de la couleur, qui revêt trois dimensions au plan langagier :         
- La couleur décrite : on se réfère alors aux opérations de désignation, dénomination, classification, qui peuvent aller jusqu’au codage chiffré ;          
- La couleur fabriquée : dans le travail du tissu intervient la teinture, l’usage de pigments qui donnent la couleur et engendrent des discours liés à la production de la couleur ;       
- La couleur appréciée : on pense là aux jugements de valeur, aux représentations, à la perception esthétique et sociale de la couleur de tel ou tel vêtement.       
L’approche développée part de l’analyse des discours tenus sur la couleur dans les trois dimensions évoquées ci-dessus (désignation, production, réception) et montre comment la superposition des échelles locales et globales intervient dans l’élaboration d’un programme d’entraînement à la prise de parole publique (vidéos, interviews) et à la rédaction professionnelle (sur des blogs, pour des revues spécialisées mode). Les connaissances produites par d’autres disciplines que la linguistique de discours et la didactique des langues sont abondamment sollicitées, qu’il s’agisse de l’histoire des couleurs, de l’ethnologie relative aux pays africains ou de la mercatique ciblant le domaine particulier de la mode.

Références bibliographiques (sélection de 5 titres) :        
. Collectif, catalogue d’exposition (2010) : The Global Africa Project, Contemporany Design, Crafts and Arts Museum of Arts and Design New York (madmuseum).       

. Fauque, C. et Wollenweber, O. (1994 ou 1991) : Tissus d’Afrique, Editions Syros, Alternatives graphiques [pour les passages sur la symbolique des couleurs et sur la symbolique des motifs].        
. Mourlhon-Dallies, F. (2019) : « En mode création francophone », Chronique du français professionnel, Le français dans le monde n°421, FIPF et CLE International, pp.30-31.  
. Mourlhon-Dallies, F. (2008) : Enseigner une langue à des fins professionnelles, collection Langues et didactique, Didier. 
. Pastoureau, M. (2013) : Vert, histoire d’une couleur, Edition Points, Le Seuil.           
Mots clés : Français de la mode, didactique du français professionnel, marché global, Visual studies, Cultural studies.

Florence MOURLHON-DALLIES - TSANGA3

Florence MOURLHON-DALLIES, Professeure Sciences du langage et didactique des langues, Université Paris Descartes, Laboratoire Education, Discours, Apprentissages, Initiative Interdisciplinaire en SHS Université de Paris
.
co-responsable du projet ‘La langue par et pour le travail’ (Language for Work) du Centre Européen des Langues Vivantes de GRAZ (2012-2015)       

. responsable du groupe de réflexion sur l’interdisciplinarité en SHS du projet “Sociétés plurielles” de Paris Sorbonne Cité (COMUE)
. Co-responsable, avec Rémi Goasdoué, du séminaire du laboratoire EDA.

Thèmes de recherches
1 : Analyse des discours professionnels (tourisme, médecine, architecture d’intérieur) : théorisation du lien entre langage et travail

2 : Didactique des langues enseignées et apprises à des fins professionnelles
3 : Analyse des discours électroniques (forums de discussions, smileys, écriture électronique)

 

N'da Tanao Christiane Niamien "Impact de l'utilisation du code couleur dans la rééducation de la dyslexie d'ordre socio-environnementale"
La dyslexie, trouble spécifique d’apprentissage de la lecture est un véritable problème de santé publique. Selon les études menées, la prévalence de ce trouble est de 5% chez les enfants en milieu scolaire. En Côte d’Ivoire, le français est la langue officielle et celle de l’enseignement. Cependant, la grande majorité des apprenants du primaire sont bilingues. Le transfert des compétences de la langue maternelle au français lors de l’apprentissage de la lecture est source de grosses difficultés entrainant des interférences linguistiques. De ce fait, la majorité de ces apprenants seront dyslexiques faute de prise en charge appropriée. La rééducation doit alors se baser par l’utilisation du code couleur pour faciliter la discrimination visuelle des phonèmes au cours de la lecture.

PhotChristiane NiaMien Tsanga3


N’da Tanoa Christiane NIAMIEN,
Psycholinguiste
Université Félix Houphouët-Boigny, Cocody-Abidjan

Enseignante-chercheure au Département des Sciences du Langage depuis 2015, elle est membre :
. du Laboratoire de Description de Didactique et de Dynamique des Langues en Côte d’Ivoire (L3DLCI)

. de l’Institut de Linguistique Appliquée ILA
 . de la Société Savante Panafricaine SSP
. du comité de lecture de la Revue de l’Institut de Linguistique Appliquée ILA 

Sa thèse de doctorat, sous la direction de Jean Marie Prieur, concerne « La prise en charge psycholinguistique d’enfants de 4 à 12 ans atteints de dyslexie en Côte d’Ivoire», thèse soutenue en 2014 en Sciences du langage à l’Université Paul Valéry Montpellier 3- France
Ses axes de recherches portent sur l’acquisition du langage et les pathologies liées au langage, apprentissages scolaires et trouble du langage, langue et neuroscience 

* Carolina Ortiz Ricaurte  en cours 

carolina ortiz Ricaurte

Carolina Ortiz Ricaurte, ethnolinguiste

 

Membre du CCELA de Colombie, 
Maitre en ethnolinguistique de l’Université des Andes de Bogotá. 
Sa thèse de doctorat  La composition nominale en kogui a été publiée en 1989 par le CCELA. 
Elle a publié de nombreux articles de grammaire, ethnolinguistique et d’anthropologie sur les Kogui et leur langue

 

* Dominique Ranaivoson - A Madagascar, tout peut devenir bleu
En langue malgache, l’adjectif manga désigne aussi bien la couleur bleue que « délicieux » et, au sens figuré, la qualité morale d’être « grand », « admirable » voire « royal » et, par conséquent aussi, « célèbre ». Sont ainsi qualifiés de manga les personnages de référence dans l’histoire, les hommes qui, pour diverses raisons, comptent dans la société ou des objets symbolisant des valeurs respectées mais aussi, plus curieusement un jour, un zébu ou des citrons.

La traduction en français de cet usage commun donne lieu à des effets curieux qui pourraient passer auprès du lectorat francophone pour des références aux courants poétiques modernes alors qu’à notre sens l’usage de l’adjectif inscrit les textes francophones dans une filiation étroite avec la poésie au statut patrimonial et de manière plus générale dans la culture malgache. Nous nous proposerons d’analyser cette double filiation et l’ambiguïté dans la réception qu’elle génère pour montrer qu’elle n’est qu’un des exemples de l’encodage culturel des littératures francophones.
Nous nous appuierons sur les textes poétiques écrits en français de Jean-Joseph Rabearivelo, Flavien Ranaivo, Maurice Ramarozaka, Vololona Picard, et Esther Nirina et feront référence aux textes en malgache aussi bien historiques (Rabary) que poétiques (les hain-teny et Rado). 

Dominique Ravainoson TSANGA3

Dominique est Maître de conférences habilitée en littérature générale et comparée 
Université de Lorraine - France

Membre du centre Ecritures dans l’axe COMES.
Membre de la Société française de littérature générale et comparée (SFLGC), de la société internationale pour l’étude des littératures coloniales (SIELEC), de l’association pour l’étude des littératures africaines (APELA),
correspondant étranger de l’Académie malgache (Antananarivo) directrice de collection aux éditions Sépia (Afrique-Océan indien) critique littéraire
Domaine de recherche : Francophonies du sud, Littérature et spiritualité, Littératures coloniales et postcoloniales, Réécriture de l’histoire, Mémoire collective et identités 

  

*Paulette Roulon-Doko : Sans notion "COULEUR", comment transmettre le savoir sur les couleurs chez les Gbaya de RCA?Résumé provisoire : Ayant déjà montré que la couleur n'est pas, chez les Gbaya, une population d'Afrique Centrale, un domaine spécifique mais participe à l'aspect visuel dont le motif est désigné par un terme générique, je vais présenter la façon dont sont utilisés les termes de couleurs dans les productions littéraires comme les devinettes, les proverbes, les chants voire les contes, afin de cerner les pertinences qui sont retenues pour la transmission de ce savoir sur les couleurs. 

 paulette Roulon-Doko

Paulette Roulon-Doko, Ethnolinguiste

Directrice de Recherche émérite au CNRS, docteur en linguistique et docteur d’Etat à Paris 5, son travail de recherche porte sur les Gbaya 'bodoe, ethnie de l’Ouest de la République Centrafricaine. Son orientation ethnolinguistique combine une analyse linguistique (phonologie, syntaxe et lexique) et une analyse ethnographique et ethnologique (relevé et analyse des faits culturels). 
Outre de nombreux livres et articles sur la langue et la culture gbaya, elle a publié en 2008 un dictionnaire gbaya-français.

 

* Charles Saint-Denis "en cours 

Charles Saint-Denis TSANGA Entrepreneuriat

Charles Saint-Denis

 titulaire d'un DBA in International Business de l'HorizonsUniversity

Je m’intéresse à l’aspect comportementaliste des entrepreneurs, notamment à la motivation entrepreneuriale et ses influenceurs.

Autre thème de recherche d’intérêt : la comptabilité carbone.

 

 

 

 

  - 

Françoise Ugochukwu ’’Couleurs et stéréotypes - comparaison entre contes populaires français et nigérians.’

 Françoise Ugochukwu-

Françoise Ugochukwu (nom Igbo: Ijeoma), Littérature française, anglaise, Igbo

Professeure à la retraite de l'Université du Nigéria, affiliée à l'Université ouverte (Royaume-Uni), ‘’Département de politique et pratique de développement », chercheure à l'IFRA (Ibadan), membre associée au LLACAN, et membre de la Société des Africainistes (Paris), Fellow de l'Académie britannique de l'enseignement supérieur. Actuelle Présidente de l'Association pour l'étude des littératures africaines (APELA) et experte auprès du fonds de dotation «Neverforgetbiafra» basé à Paris. Auteure du premier dictionnaire Igbo-français, de plusieurs ouvrages et d’une centaine de chapitres et d'articles (en anglais et/ou français).

 

-

* Manuel Valentin  «La couleur dans les arts de l'Afrique. Entre goût esthétique et aliénation culturelle»

  Manuel Valentin -TSANGA

Manuel Valentin : anthropologue - Histoire de l’art et anthropologie de la culture matérielle 

Maître de conférences au Musée de l’Homme. 

Manuel  est membre de l’UMR 208 « Patrimoines Locaux » (IRD/MNHN)

Il enseigne l’histoire des arts de l’Afrique à l’École du Louvre.

La couleur dans les expressions artistiques du continent africain constitue l’un de ses thèmes de recherches actuels.

 

Jean-Hervé Wobe : La couleur dans la publicité en Côte d'Ivoire: l'expression d'un discours dénotatif ou connotatif? 
La Côte d’Ivoire au plan linguistique est composée d’une soixantaine d’ethnies réparties en quatre grands groupes : kwa, kru, gur, mandé sud et mandé nord. Cette réalité suppose une diversité d’us, de culture. Ancienne colonie française, la langue officielle le français, supplante les langues locales dans tous les domaines de la vie sociale et sociétale. Cette marginalisation des langues locales constitue un obstacle majeur dans l’apprentissage de la langue française qui demeure une langue seconde pour la majorité des ivoiriens. Car l’apprenant doit penser dans sa langue maternelle pour ensuite traduire sa pensée en français. C’est l’exemple d’un exercice dans lequel on demande à un enfant au primaire   d’additionner un bâtonnet et un autre bâtonnet. La difficulté dans cet exercice réside dans la représentation sociale du bâtonnet qui n’est pas adaptée à la sienne. Dans un tel contexte, la notion de couleur ou de la couleur dans sa posture communicante ou communicative constitue une préoccupation majeure dans le cadre du discours publicitaire .Comment les peuples ivoiriens désignent ou conçoivent-ils la notion de couleur ? Cette désignation ou conception diffère t- elle de celle en usage dans le discours publicitaire en Côte d’Ivoire ? Le sens que les ivoiriens donnent à la couleur est-il le même que celui du discours publicitaire ? L’objectif de cette communication est de montrer que la couleur qui est   un élément sémiotique ou sémiologique très important dans le  discours publicitaire  doit  être cernée dans son entièreté  pour une publicité réussie en  évitant  ainsi de fortes hémorragies budgétaires aux annonceurs .Nous ferons appelle  aux approches cognitives qui  conçoivent l’activité langagière comme dépendant directement d’un faisceau de facteurs : physiques, biologiques, psychologiques, sociaux et culturels et des approches sémiolinguistiques. Les enquêtes sur le terrain et la documentation scientifique nous permettront de recueillir des données objectives pour atteindre notre objectif.       

Mots clés : couleur, dénotatif,  connotatif, discours publicitaire, Côte d’Ivoire.    

  

Jean-Hervé Wobe - TSANGA3

 

 

 Jean-Hervé, Linguiste
 MCF Université Alassane Ouattara, Côte d’voire

Thème de recherche :  Langage publicitaire - Enseignement de la langue française - Sémantique - Sémiologie - Sociolinguistique - Communication

    • KOUAME Kouakou & WOBE Jean Hervé, Etude anthropo-sémiotique de la notion du temps en Afrique: Une application à la gestion de la clientèle bancaire en Côte d’Ivoire, Baobab, 2017, INSAAC, Abidjan, N° ISSN:1996-1898, 14 pages. https://www.revuebaobab.org/images/pdf/baobab17/article20.pdf
    • WOBE Jean Hervé, Mutation du langage publicitaire en Côte d'Ivoire, 2016, Editions Universitaires Européennes, Sarrebruck, Allemagne, 448 pages. https://www.amazon.fr/Mutation-langage-publicitaire-C%C3%B4te-dIvoire/dp/384161857X/ref=sr_1_3?s=books&ie=UTF8&qid=1507980481&sr=1-3
    • WOBE Jean Hervé, Publicité, apprentissage du français et conséquences pédagogiques en Afrique francophone : Le cas de la Côte d’Ivoire, Sankofa, n° 4 Revue Ivoirienne des Arts, de la Culture et des Sciences Humaines, 2012.
    • WOBE Jean Hervé, Impact des sms dans l’apprentissage de la langue française en Côte d’Ivoire, Sankofa, n° 2, Revue Ivoirienne des Arts, de la Culture et des Sciences Humaines, 2012.

Yves_Marcel Youant et Jean-Claude Dodo « Couleurs et dénominations en nouchi : aspects linguistique et culturel d’un parler urbain africain dynamique » 
Le nouchi est un parler urbain ivoirien, melting-pot de langues ivoiriennes et de langues exogènes telles que l’anglais, l’espagnol et le français, langue officielle en Côte d’Ivoire. Si le brassage linguistique est l’une de ses caractéristiques fondamentales, il n’en demeure pas moins que les traits liés à l’espace socio-culturel ivoirien en déterminent par ailleurs l’expression. La dénomination des objets, des êtres et de certains concepts à travers la couleur est une illustration de ce trait d’union entre langue et culture qui révèle le dynamisme du nouchi. Des aspects que nous nous ferons fort d’observer à travers la présente communication.
Mots clés : Nouchi – Couleurs – dénominations – Parler urbain

Bibliographie indicative :
Aboa, A. L. (2015). « La dynamique du français en milieu urbain à Abidjan », dans Sudlangues,  n°24, Dakar, pp.50-65
Abolou, C.R. (2012). Les français populaires africains. Franco-véhiculaire, franc-bâtard, francoafricain. Préface de Jérémie Kouadio N’Guessan. Paris : L’Harmattan
Abolou, C.R. (2006). L’Afrique, les langues et la société de la connaissance. CNRS Éditions, Paris (France).
Boutin, A.B. et Dodo, J-C, 2016. « L’actualisation du lexique et des expressions du nouchi comme participation sociale des jeunes à Abidjan » dans Cheminements Linguistiques (Mélanges enhommage à N’guessan Jérémie KOUADIO), pp 514-532, Éditions Universitaires Européennes, Berlin.
Boutin, A. B. et Kouadio, N’guessan J. (2015). « Le nouchi c’est notre créole en quelque sorte, qui est parlé par presque toute la Côte d’Ivoire », dans Blumenthal, P. (éd.), Dynamique des françaisafricains : entre le culturel et le linguistique, p. 251-271. Berne : Peter Lang.
Bulot, T. (2004c). « Les parlers jeunes et la mémoire sociolinguistique Questionnements sur l’urbanité langagière », dans Cahiers de Sociolinguistique 9, Presses Universitaires de Rennes, Rennes, 133-147.
Calvet, J.L. (1997), « Le nouchi, langue identitaire ivoirienne ? », Diagonales 42
Dodo, J-C et Allou, S., (2016). « Les parlers urbains africains : regard sur la construction d’une nouvelle identité endogène ». Communication présentée au Colloque International Pluridisciplinaires du LAASSE « Regards croisés des Sciences sociales et humaines sur lesdynamiques actuelles des sociétés africaines » 16-17 mars 2016/ Campus Bingerville/ Université FHB
Dodo, J-C. et Youant, Y-M. (2017). « Le nouchi : une menace ou un tremplin pour la promotion des langues ivoiriennes ? », dans SANKOFA (Revue scientifique des Arts, de la Culture, des Lettres et Sciences Humaines) No12, pp 132-141, INSAAC, Abidjan.
Dodo, J-C. (2015). Le nouchi : étude linguistique et sociolinguistique d’un parler urbain dynamique. Thèse unique de Doctorat, Université Félix Houphouët-Boigny, Cocody-Abidjan, 353 P.
Youant Y-M, (2018). « Relations sémantiques du verbe en nouchi : esquisse lexicale d’un parler urbain dynamique », CRELIS, série spéciale, pp. 287-292, Université Félix Houphouët-Boigny, Cocody-Abidjan, ISSN : 2226-2695

 

Jean-Claude Dodo TSANGA entrepreneuriat

Yves Marcel Youant  – Sociolinguiste Urbain
Université Félix Houphouët-Boigny, Cocody-Abidjan

Enseignant-chercheur au Département des Sciences du Langage depuis 2015, il est membre du Laboratoire de Didactique, Dynamique et Description de Langues en Côte d’Ivoire (L3DLCI) et du Laboratoire Théories et Modèles Linguistiques (LTML).
Ses principaux axes de recherche sont : la sociolinguistique urbaine, la variation du français, phonétique, la phonologie, morphologie, syntaxe, lexicologie et la documentation des langues en danger de Côte d’Ivoire. Il s’intéresse, par ailleurs, à la Linguistique Computationnelle et à la Culture Numérique.

Interface-référent des 4 équipes ivoiriennes (22 collègues) du projet Transmission des Savoirs, Appropriation Numérique des Générations Africaines (TSANGA) 

 

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